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La digitalisation de la gestion sociale du secteur culturel

En une quinzaine d’années, une révolution technologique a transformé nos façons de travailler. C’est un des aspects de ce changement qui sera évoqué ici : la numérisation, ou « digitalisation » de la gestion sociale des entreprises du spectacle vivant et enregistré.

La digitalisation de la gestion sociale du secteur culturel

Introduction ou extrait du livre blanc

"En une quinzaine d’années, une révolution technologique a transformé nos façons de travailler. Elle est d’autant plus visible pour les industries culturelles dont les modèles économiques ont été largement bouleversés par l’avènement du numérique durant ces 15 dernières années. Quand on s’intéresse à la relation entre le numérique, internet et les industries culturelles et créatives on ne pense souvent qu’à la partie émergée de l’Iceberg.

On s’intéresse à la numérisation des collections des musées, à Netflix, au streaming et au partage de la valeur dont les règles tendent à être fixées par les géants. On pense aux distributeurs et aux exploitants, à ce qui concerne directement le consommateur de contenus culturels en fait. Mais plus qu’une simple numérisation des contenus, le web 2.0 transforme nos manières de travailler.

C’est un des aspects de ce changement, une partie beaucoup moins visible de l’iceberg, qui sera évoqué ici : la numérisation, ou « digitalisation » de la gestion sociale des entreprises du spectacle vivant et enregistré.

Aujourd’hui, un nombre important de tâches qui ne pouvaient auparavant être numérisées peuvent désormais l’être et «il s’agit notamment des fonctions administratives en entreprise, […] ou de nombreuses fonctions d’encadrement intermédiaire ». Parmi ces fonctions administratives, on retrouve la gestion sociale qui recouvre toutes les tâches liées à l’embauche et à la paie des salariés.

Elle comprend donc un nombre important d’échanges qui ont lieu entre une organisation et les salariés qu’elle embauche, un nombre consé- quent de documents émis chaque mois, d’informations transmises aux organismes sociaux, de flux monétaires, etc. Les entreprises qui sont le plus touchées par cette masse de tâches administratives – mais dont on parle peu sous cet angle – sont celles qui embauchent les intermittents du spectacle. Elles constitueront le cœur de notre étude.

261 652 salariés intermittents du spectacle. C’est le nombre de personnes embauchées en tant qu’artiste ou technicien en Contrats à durée déterminés dits d’usage (CDDU, appelé le « contrat intermittent » par abus de langage) à raison d’au moins une heure en 2016. C’est une augmentation de 3,3 % par rapport à 2015.

C’est surtout 4 342 000 CDDU signés entre deux parties, au moins autant de bulletins de salaires, d’attestations Pôle Emploi et de Certificats Congés Spectacles (les 3 documents indispensables aux salariés « intermittents ») transmis chaque année. Une TPE de la production audiovisuelle ayant 2 ou 3 salariés permanents peut aisément signer une cinquantaine de CDDU par mois, ce qui représente autant de contrats de travail que certaines sociétés du CAC 40.

La différence étant que ces entreprises n’ont ni département RH, ni équipe de paie en interne. Le social est donc souvent géré par une seule personne sur un temps partiel, qui se voit donc débordée par l’ampleur de la tâche, même en confiant la partie la plus technique (calcul des bulletins de salaire, déclarations sociales) à un prestataire externe."

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