
"Longtemps perçue comme illimitée, l’eau douce est en réalité renouvelable grâce au cycle de l’eau, qui assure son transfert entre océans, continents, atmosphère et biosphère. Cependant, cette apparente abondance masque une réalité : moins de 1 % de l’eau sur Terre est disponible sous forme liquide et utilisable par l’homme. À cette contrainte de quantité s’ajoute trois enjeux majeurs. L’eau, pour être consommée, doit être de qualité suffisante pour répondre à des normes sanitaires strictes, garantissant l’absence de polluants, de micro-organismes pathogènes et de substances chimiques nocives. De plus, elle doit être restituée au milieu naturel sans pollution dans des conditions compatibles avec la préservation des écosystèmes et la santé humaine. Cette pollution est principalement induite par la surexploitation de la ressource due à l’augmentation du besoin estimé à +50 % d‘ici 2030. Enfin, la répartition de l’eau dans le monde est une source de conflit et de migrations environnementales."